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Une taxe de bienvenue Désuète

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François William Simard, Huffington post.

70 %. Qu’est-ce que ça représente? C’est le taux de ménages propriétaires que compte au minimum toutes les provinces canadiennes, sauf une : le Québec. Avec seulement 61 % des ménages qui sont actuellement propriétaires, notre province a un énorme retard sur le reste du Canada.

Depuis de nombreuses années, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) et d’autres groupes proposent aux différents paliers de gouvernement des moyens concrets, souvent peu coûteux, afin d’améliorer la situation. Malheureusement, ces demandes ont été jusqu’à maintenant peu prises en compte.

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La Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) vient tout juste de faire deux propositions : abolir la taxe de bienvenue pour les premiers acheteurs et revoir les bases de calcul de cette même taxe, qui demeurerait en vigueur pour ceux qui n’en sont pas à l’acquisition de leur première habitation.

Commençons par l’abolition de la taxe de bienvenue. Créée il y a 40 ans, je suis d’avis que celle-ci est un frein pour les acheteurs, et plus particulièrement les premiers acheteurs. Il faut savoir que le prix moyen des maisons a considérablement augmenté depuis le début des années 2000. En fait, il a plus que doublé!

En ce qui concerne les bases du calcul de la taxe de bienvenue, il faut admettre que celles-ci ne sont plus du tout adaptées à la réalité actuelle. En effet, elles n’ont pas été mises à jour depuis 1992!
Un ménage voulant acheter une maison en 2000 devait débourser en moyenne 110 000 $. En 2011, le même ménage devra débourser près de 250 000 $. Certains rétorqueront que les taux d’intérêt hypothécaires sont historiquement bas et que cela n’entraverait pas, ou peu, l’accès à la propriété. C’est vrai, mais il faut surtout tenir compte de la difficulté pour de nombreux ménages d’amasser une mise de fonds initiale suffisante pour acquérir leur première demeure, étant donné la hausse de la valeur des habitations depuis les 15 dernières années. Et l’ajout de la taxe de bienvenue, qui est de plusieurs milliers de dollars, est un autre obstacle pour ces jeunes familles.

Maintenant, en ce qui concerne les bases du calcul de la taxe de bienvenue, il faut admettre que celles-ci ne sont plus du tout adaptées à la réalité actuelle. En effet, elles n’ont pas été mises à jour depuis 1992! Le prix moyen d’achat d’une maison à cette époque n’a rien à voir avec celui d’aujourd’hui et pourtant, les acheteurs actuels ont à composer avec un calcul qui date d’il y a plus de 20 ans. Les Québécois se retrouvent donc avec un lourd fardeau financier lorsqu’ils font l’acquisition d’une propriété. Je suis aussi d’avis, comme la FCIQ, que les bases de ce calcul doivent être revues rapidement afin de tenir compte de la situation actuelle.

Favoriser l’accession à la propriété, et ainsi rattraper le retard qu’a le Québec sur le reste du Canada comporte plusieurs avantages, dont celui de permettre à ceux qui le désirent d’avoir accès à un vecteur de richesse qui prendra de la valeur lorsqu’ils seront à la retraite. Nous interpellons les gouvernements afin qu’ils puissent mettre en œuvre des mesures facilitant l’accès à la propriété et ainsi, accroître notre nombre de propriétaires.

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