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Une chambre d’enfant où grandir

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Article par Muriel Françoise @ La Presse


Avec la rentrée, les petits réinvestissent leur chambre pour jouer, travailler et rêver. Visites et mode d’emploi pour créer une chambre évolutive, de l’enfance à l’entrée dans l’adolescence.

Une pièce qui évolue

Nous avons visité deux familles qui ont redessiné l’espace réservé à leurs enfants. Voici leurs conseils pour un aménagement pratique et esthétique.

La chambre de Monica et Lou fait à peine 117 pieds carrés. Mais grâce à quelques astuces, elle est devenue le nid parfait de ces petites filles de 3 et 5 ans.

Deux lits de métal ont été posés tête à tête contre le mur avec un bac en merisier russe blanchi sur pieds, fait sur mesure, au milieu. Il sert à la fois de barrière et d’amortisseur, mais aussi d’élément de décoration grâce à un méli-mélo de coussins aux couleurs vitaminées dans lequel Monica et Lou aiment piocher avant de s’installer sur leur lit.

«À mes yeux, une chambre évolutive n’est pas une chambre figée dans le temps, pensée à long terme», dit leur mère, Pascal-Anne Lavallée, styliste et designer montréalaise d’univers enfantins, derrière l’entreprise Péa les maisons, qui a aménagé la pièce. «C’est, au contraire, une chambre en mouvement constant qui change selon l’âge et les champs d’intérêt de chaque enfant.»

Avec la rentrée, les petits réinvestissent leur chambre pour jouer, travailler et rêver. Visites et mode d’emploi pour créer une chambre évolutive, de l’enfance à l’entrée dans l’adolescence.

Une pièce qui évolueNous avons visité deux familles qui ont redessiné l’espace réservé à leurs enfants. Voici leurs conseils pour un aménagement pratique et esthétique.

La chambre de Monica et Lou fait à peine 117 pieds carrés. Mais grâce à quelques astuces, elle est devenue le nid parfait de ces petites filles de 3 et 5 ans.

Deux lits de métal ont été posés tête à tête contre le mur avec un bac en merisier russe blanchi sur pieds, fait sur mesure, au milieu. Il sert à la fois de barrière et d’amortisseur, mais aussi d’élément de décoration grâce à un méli-mélo de coussins aux couleurs vitaminées dans lequel Monica et Lou aiment piocher avant de s’installer sur leur lit.

«À mes yeux, une chambre évolutive n’est pas une chambre figée dans le temps, pensée à long terme», dit leur mère, Pascal-Anne Lavallée, styliste et designer montréalaise d’univers enfantins, derrière l’entreprise Péa les maisons, qui a aménagé la pièce. «C’est, au contraire, une chambre en mouvement constant qui change selon l’âge et les champs d’intérêt de chaque enfant.»

On oublie donc la chambre complète au mobilier coordonné et les thèmes prédéfinis. Une seule priorité: un équipement de base solide qui résiste à l’assaut des copains lors des fêtes qui jalonnent l’enfance. Pour le reste, des meubles de famille, chinés ou empruntés au monde des adultes, éventuellement repeints ou adaptés, aident à créer un décor unique et authentique.

Pascal-Anne Lavallée préfère, elle, miser plutôt sur des structures légères qui grandissent avec l’enfant.

«J’aime penser à une chambre d’enfant comme à un musée de l’imaginaire.»

Le mur au-dessus des lits de ses filles fait ainsi office de mini-galerie d’art rassemblant oeuvres tissées, brodées, imprimées, curieuses et variées, tandis que des tablettes servent de supports à des installations éphémères : une jolie veilleuse, une poupée russe, des figurines, un souvenir de voyage, un bouquet de fleurs des champs rapporté de la campagne…

Éveiller la curiosité

Lorsqu’elle a quitté son loft du Mile End pour un appartement d’Outremont, en juin dernier, l’artiste franco-iranienne Sayeh Sarfaraz a pu offrir une «vraie» chambre à Lili et Lucas, 5 et 7 ans.

Elle a revendu la plupart de ses meubles aux nouveaux propriétaires du loft, et opté pour une décoration scandinave vintage, y compris pour les chambres des enfants.

«Il faut, bien sûr, orienter ses recherches en fonction de l’enfant, mais en veillant à ce que l’aménagement soit en continuité avec le reste de la maison, quitte à composer avec des accessoires.»

Concrètement? Lucas voyait sa chambre en noir et blanc, et Lili en rose. Autour de meubles trouvés dans des boutiques vintage de Montréal, la maman a posé des affiches, des autocollants muraux et du linge de lit «black and white» pour le fan de Batman, et accroché une lampe en forme de coeur, qui devient rose une fois allumée, pour la princesse en herbe.

Elle a fait l’impasse sur les lits d’enfants ou évolutifs pour investir dans du mobilier pour adultes durable qui pourra suivre les ados, être intégré dans une autre pièce ou revendu pour un bon prix. À sa grande surprise, c’est même Lucas qui a choisi son bureau avec un plateau rabattable «et des tiroirs secrets comme dans un cabinet de curiosités!»

Grâce à des rangements dans des placards d’origine et à un choix sélectif des jouets, les chambres sont très aérées. «Il est important de ne pas trop les remplir, pense cette médiatrice culturelle qui accompagne les ateliers pour enfants du Musée des beaux-arts de Montréal. Un peu à la façon d’un atelier d’artiste, il faut conserver du vide pour laisser la possibilité aux idées de naître.»

Dans ces espaces minimalistes, une place spéciale est réservée aux livres, «des oeuvres d’art en soi et une ouverture sur d’autres cultures», conclut Sayeh Sarfaraz.

Cinq astuces d’aménagement

1. Encourager le rangement

La clé pour un rangement spontané ou presque? Une chambre avec un système de rangement clair et ludique, manipulable par l’enfant seul avec, éventuellement, un dernier coup de main d’un adulte. IKEA, Ferm Living, Muuto (par l’entremise de The Modern Shop), Gautier Studio, Lego (par l’entremise d’Amazon Canada) proposent des boîtes empilables, des corbeilles, des paniers et des sacs en tissu, en fibres de verre ou en papier recyclé discrets ou fantaisistes.

Pensez aussi aux vieilles valises et aux malles pour les déguisements, ainsi qu’aux petites boîtes pour conserver les trouvailles du quotidien. Et l’idée de géant: un bac à matériel de bricolage.

2. Faire une place au beau

Essayez de résister aux grandes vagues des films et dessins animés, et proposez à votre enfant une oeuvre qui habillera un coin de sa chambre. Le Québec compte des illustrateurs talentueux (Baltic Club, Isabelle Arsenault avec Sur ton mur…), mais l’internet permet également de s’offrir des affiches de créateurs étrangers comme Papier Tigre, Rylee & Cru, Fine Little Day ou, pour les plus grands, Paper Collective.

Pensez aussi à mettre en avant les créations de votre enfant au moyen, par exemple, de quelques dessins glissés dans des cadres «précieux» chinés, ou transformés en affiches par Tuta & Coco.

3. Créer des ambiances

Peindre ou revêtir de papier peint un coin de la chambre permet de créer des ambiances différentes dans un même espace, par exemple pour le lit ou le bureau. Le papier peint fait un retour depuis quelques années, mais plutôt de façon limitée à un mur, en toile de fond. Pour éviter de regretter votre geste, vous pouvez aussi choisir des pastilles autocollantes amovibles qui auront le même effet.

Au Québec, ADzif en a fait sa marque de fabrique, mais d’autres entreprises, telles que Ferm Living, Urban Walls ou Lovely Walls, proposent également des imprimés intéressants.

4. Exploiter un petit espace

Une chambre étroite gagnera à être meublée d’un lit en hauteur, surélevé, en mezzanine ou superposé. La législation canadienne recommande d’attendre l’âge de 6 ans pour un tel achat, mais il est possible de le faire plus tôt avec un encadrement et des règles de prudence strictes.

Certaines marques, telles que la danoise FLEXA, vendue au Québec depuis 2015, proposent des modules bibliothèques, bureaux ou salons à placer dans l’espace libéré au sol. De même que des textiles à fixer sur la structure qui transforment le lieu en château de princesse ou de chevalier, ou en bateau de pirates.

5. Imaginer un coin lecture

À l’heure des écrans, toutes les tentatives d’amener les enfants aux livres sont à valoriser. Deux options faciles: un coin «bibliothèque», avec une bibliothèque classique ou des tablettes soigneusement rangées et décorées de trésors, figurines ou veilleuse, ou un «présentoir», acheté dans le commerce ou fait maison, vitrine pour les albums illustrés des plus petits.

Une chaise, un petit fauteuil, un pouf, une peau de mouton ou un tapis posé tout près, avec un éclairage adapté, encouragera le rendez-vous avec de nouveaux univers et la rencontre de futurs héros.

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